Ce week-end aura lieu l' élection du prochain président ainsi que des ministres et assembléistes du pays. Le pays se trouve dans une effervescence très particulière, ces élections étant d'une importance cruciale. Le président actuel, Rafael Correa, représente un espoir pour tout le peuple souffrant de la pauvreté. Les changements au niveau social ont été importants durant son mandat surtout grâce à l'introduction de la nouvelle constitucion. Seulement la manipulation des médias et le pouvoir financier de certains prétendants à la présidence nous préoccuppent tous. Le candidat Noboa, riche propriétaire de grosses entreprises du pays, possède également certaines chaines de télévision. Les mensonges et la désinformation inondent les ondes quotidiennement. Autre candidat, Gutirrez, a été président durant l'année 2005. Après un soulèvement populaire, il a été contraint de quitter le pays précipitament. Maintenant il se représente aux élections et la droite le soutien. Espèrons que le peuple n'oublie pas les centaines de blessés et les personnes tuées durant le soulevement du 21 avril 2005. Afin de faire un bref résumé de la situation politique du pays, je vous transmet une partie du bilan de fin d'année 2008 de la fondacion.
"Pendant plus de 15 ans, l'instabilité sociopolitique du pays a provoqué un grand nombre de problèmes et d'inégalités sociales comme l'accès à l'éducation et aux soins médicaux. Durant l'année 2006, suite à l'élection de l'économiste Rafael Correa, un changement s'est produit et l'Etat a orienté sa politique vers la population la plus vulnérable. Le développement social est devenu l'axe transversal de ses actions et il a créé de nouvelles politiques de santé, éducation et protection de la nature, entre autres. En 2008, le peuple équatorien a accepté la nouvelle constitution, démontrant son intérêt pour le développement du pays et son soutien au socialisme du 21e siècle.
Malgré les changements politiques, la pauvreté reste un des grands problèmes du pays, son taux selon la consommation est de 35% et l'extrême pauvreté est de 15.5%. Plus de 50% des habitants n'ont toujours pas de système d'évacuation des eaux usagées ni de téléphone. L'inflation pour l'année était de 8.8%. Une partie de ce taux est dû à divers problèmes internationaux (augmentation du prix de produits de premières nécessités et crise économique mondiale). Le panier de la ménagère se situe actuellement à 509 $ alors que le salaire de base est de 200$, ce qui ne permet pas à la population en difficultés de couvrir ses nécessités de base.
Le chômage au niveau national est de 7.5%, mais ce chiffre ne tient pas compte du sous-emploi qui concerne plus de 48% de la population. 52% des enfants endurent des mauvais traitements, 21% des enfants de moins de 5 ans souffrent de dénutrition chronique, près de 7% des femmes ont leur premier enfant durant leur adolescence et 75% de la population ne disposent pas d'assurance sociale.
Si l'éducation est maintenant gratuite, il y a de grands problèmes au niveau de la désertion scolaire en cours d'année, et les étudiants ne poursuivent toujours pas leurs études au-delà du primaire. La santé est aussi gratuite, son budget a quadruplé en 7 ans, mais l'approvisionnement des hôpitaux en médicaments et équipements est toujours défectueux. L'attencion dans les centres de santé n'est pas bonne, il faut attendre de longues heures pour obtenir un rendez-vous...
Le pays requiert des changements profonds et les répercussions positives des nouvelles politiques nationales ne pourront être perçues que dans un certain nombre d'années..."
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